Les miracles de Seydina Limamou Lahi Al Mahdiyou

Mame Alassane DIOP

Mame Coumba FAYE

Seydina Limamou Lahi naquit à Yoff (village lébou de la presqu’ile du Cap-Vert) en l’an 1261 de l’hégire (1843). Ses parents sont Mame Alassane Thiaw et Mame Coumba Ndoye.

 

D’après les informations transmises par de nombreux érudits layenes dont Cheikh Abdoulaye Sylla, le nom de Limamou (Al Imam ou le guide) lui vint du marabout Mouhamadou Ba d’Ourou Mahdi (village situé dans le Fouta). En effet, celui-ci avait dit, lors d’un voyage de  lébous (dont Mame Alassane Thiaw) auprés de lui, que le Mahdi attendu descendra parmi eux. Il les avait exhortés à donner le nom de Limamou aux garçons qui naitraient dans leur famille. Ce nom fut ainsi donné à quatorze garçons (14) dont seul Limamou Thiaw vécut jusqu’à l’age adulte.

Les faits miraculeux de Seydina Limamou Lahi relatés dans ce chapitre sont issus du livre de Cheikh Moukhtar Lo intitulé « Bushra, al Muhibbin wa tayqiz al-jâhilin » (joie des amis et réveil des égarés) ainsi que du témoignage de sahabas de Seydina Limamou Lahi. Mais nous allons en citer quelques uns. Car les miracles de Seydina Limamou comme le dit cheikh Mouktar Lo dans son Livre « sont plus nombreux que les étoiles et les graviers et les grains de sable » et pour en savoir plus vous pouvez  lire ce livre disponible sur notre site ou écouter les témoignages audio enregistrés disponibles aussi dans le site.

Les premiers miracles survinrent dès l’enfance du Saint Maître. Ainsi, à l’âge de marcher, dès qu’il piétinait une souillure de poule ou d’autre chose, il s’arrêtait et pleurait jusqu’à ce qu’on lui lave le pied.

A l’adolescence, quand son père l’envoyait chercher du bois dans la brousse, il rentrait les mains vides et expliquait à ce dernier que les arbres s’inclinaient devant lui et le saluer à chaque fois qu’il voulait les abattre.

Seydina Limamou (PSL) surprenait ses camarades par sa force, sa générosité, sa disponibilité envers les autres et son don pour soigner les maladies.

Son compagnon de pêche Thierno Sarr raconta que lors d’un séjour à Banjul (capitale de la Gambie), un vieux du nom de Keba Mansali vint les voir et sollicita de l’aide pour fendre du bois. Seydina Limamou Lahi (PSL) se proposa alors pour l’aider. Le vieux laissa alors Seydina Limamou marchait devant lui. Arrivés à son domicile, il lui présenta un plat et lui dit : « mange, voici le travail que je voulais faire accomplir, j’ai découvert celui que je cherchais ». Il lui raconta avoir vu, chaque nuit, au-dessus de la case où il dormait avec ses compagnons une lumière et que cette lumière les accompagnait en mer. Il lui avoua avoir vu la même lumière lorsque Seydina Limamou Lahi (PSL) marchait devant lui. Lorsque ce dernier retourna auprès de ces compagnons de pêche, il demanda à Thierno d’aller chez le vieux Keba Mansali pour y trouver le bois à fendre. Lorsque Thierno arriva chez Keba, celui-ci lui révéla que Dieu  chargera Seydina Limamou Lahi (PSL) d’une mission prophétique d’ici un mois et dix jours. De retour à Yoff, attendit le moment indiqué.

 

En 1883, trois jours après la mort de sa sainte mère, Seydina Limamou Lahi lança son fameux appel à l’égard des hommes et des djinns. Ce jour coïncida avec le dimanche 1er Châban 1301 de l’Hégire. Ce jour là, il avait demandé à sa tante Adama Thiaw, sa cousine Ndiaye Diaw et ses deux épouses (Fatima et Farma) de le couvrir de couvertures blanches et que Dieu leur avait donné un fils, un cousin ou un mari qu’il n’avait donné à personne d’autre.

Il sortit ce jour là draper de 3 pagnes  blancs (autour de la taille, sur l’épaule et en turban) et déambula sur les collines, dans les ruelles et places publiques en appelant à haute voix : « Répondez à l’appel de Dieu, venez à moi, je suis le messager de Dieu, je suis le Mahdi attendu ».

Comme ce fut le cas pour les prophètes le précédant, Seydina Limamou (PSL) réalisa de nombreux autres miracles après son appel. Nous citerons ci-après les faits les plus marquants :

  • Par un souffle de sa bouche, il pouvait rendre une personne inanimée et inconsciente jusqu’à ce qu’il le réveille.

 

  • Il avait une couverture que personne d’autre que lui ne pouvait porter. Son disciple Momar Bineta Samb avait, un jour,  pris cette couverture. Dès qu’il la mit sur lui, il fut projeté à terre et fut incapable de bouger jusqu’à ce que Seydina Limamou (PSL) le lui enlève.

 

  • A la suite d’une marée haute, la mer inonda les chambres de certains de ses disciples furent remplies d’eau et ces derniers s’en plaignirent. Une fois la marée basse, Seydina Limamou Lahi (PSL) se rendit  avec eux au bord de la mer et traça une ligne, avec son pied, sur le sable et dit : « la mer ne franchira plus jamais cette ligne, elle était d’ailleurs entrée dans la maison pour laver les souillures. Mais s’il plait à Dieu, elle n’y reviendra plus jamais. » Il attesta que la mer était une créature de Dieu connaissant son rang  et qu’elle lui obéirait. Depuis lors, la mer n’a plus jamais franchit la ligne tracée par le Saint Maître (PSL) qui reposeprés de celle-ci. Baye Libasse Wade raconte  dans un enregistrement disponible ici que Seydina Limamou (PSL) après cet événement marchat trois pas et creusa par son pied la terre de quelles centimètres. Il demanda  à son compagnon Baye Mor Bineta de gouter l’eau – qui supposait être l’eau de mer- et de voir si l’eau était salée ou pas. Celui-ci réponda « Non cettte eau a une saveur particuliere et n’est pas du tout salée  » Seydina Limamou Lahi dit à ses compagnons « voici une grâce d’Allah profitez en » fut le 1er Puits de Diamalaye.     

 

 

  • Un jour, après une prière du matin à Cambérène, Seydina Limamou Lahi (PSL) adressa des reproches à l’un de ces disciples du nom d’Ali Yakha qui avait commis un acte répréhensible. Ali Yakha s’offusqua et prit ses bagages pour retourner chez ses parents. Seydina Limamou Lahi déclara à ses disciples : « si Ali Yakha bouge de l’endroit où il se trouve, sachez que je ne suis pas le vrai Limamou ». Ali Yakha resta ainsi planté au même endroit de l’aube jusque tard dans la nuit. Lorsque tout le monde fut couché, Seydina Limamou le libéra. Le lendemain, Ali Yakha alla s’excuser.

 

  • Le Saint Maître avait la faculté de rendre sachant une personne qui ne savait ni lire ni écrire et celle-ci devenait un exégète du Saint Coran. Pour le tester, les yoffois mettant en doute son appel prophétique, lui écrire une lettre en arabe et lui dirent qu’il était incapable de la lire. Ce jour là, Seydina Limamou appela l’un de ces fils du nom de Seydina Ababacar Lahi et lui demanda de lire la lettre. Ce dernier lui répondit qu’il ne savait pas lire. Seydina Limamou posa alors sa main sur sa tête et il lut la lettre en entier. Il lui dit alors : « Mbaye si on te demande ton maître, répond que c’est Limamou Lahi le Saint Maître. Si on te demande le Maître de Seydina Limamou, dit que c’est  Allah Soubahanahou wa Tàla »

 

  • Un autre phénomène miraculeux eut lieu lorsqu’un jour, Seydina Limamou, se rendant de Yoff à Cambérène fut accompagné par quelques disciples : Abdoulaye Diallo qui fut son ami, son gendre et son confident, Abdoulaye Gaye, Samba Laye Dieye, Ma Demba MBaye et d’autres. Il fut parmi eux, comme un soleil parmi des lunes. Ils marchèrent le long du rivage jusqu’à la hauteur de Cambérène. Comme d’habitude il plaisantait, courant derrière eux pour saisir l’un ou l’autre. Mais comme chacun d’eux réussissait à s’échapper, il prit une poignée de sable qu’il éparpilla dans l’air, chacun des disciples tomba net, inanimé et inconscient. Seydina Limamou saisissant chacun par le pied les tira et les rassembla au même endroit, ils étaient comme morts. Puis, il agita sa couverture au-dessus d’eux et tous se relevèrent en même temps. Il leur demanda alors : "Est-ce que vous pouvez m’échapper, Ils répondirent : non ! Puis, tous de s’étonner de ses dons divins, et raffermirent leur foi et leur confiance en lui.

 

 

  • Quand l’appel de Seydina Limamou fut assez connu et que les gens entendirent parler de ses actes surnaturels, un autre fait miraculeux s’ajouta à ceux qu’il réalisait de par la puissance divine. En effet, un jour, le roi du Cayor envoya quelqu’un vers lui : c’est un roi qui portait le titre de Dammel, un titre que depuis des temps anciens porte les rois du Cayor. C’était le Dammel Samba Laobé Fall. Il avait chargé son émissaire de dire à Seydina Limamou :"Le Dammel Samba Laobé Fall t’envoie ses salutations et te demande la signification d’un rêve qu’il fit au cours de son sommeil. Il n’ajouta rien à ce message. Seydina Limamou répondit en ces termes : "Va dire au Dammel que la veille du Tamkharit, après la dernière prière du soir il a fait ses ablutions puis a fait une prière qui comportait deux génuflexions, avant chacune d’elles il a récité sept fois le chapitre du Coran Yasin. Il voulait ainsi faire un listikhar (chercher à avoir une vision sur un sujet qui vous préoccupe). Il se coucha et vit dans son sommeil quelqu’un lui remettre trois outres pleines de sang chacune. Il but lui-même l’une et partagea une deuxième aux autres gens de son pays, Seydina Limamou s’arrêta là et ne dit rien sur le troisième outre. Lorsque le messager raconta au Dammel ce que Seydina Limamou lui a dit à propos de ce rêve qu’il n’avait raconté à personne, il s’étonna et crut en la mission de Seydina Limamou à qui il adressa une lettre pour lui dire qu’il avait l’intention de lui rendre visite. Seydina Limamou lui répondit, lui faisant savoir que Demba Wâr Sall ne le laisserait pas réaliser ce projet. En effet, lorsque le Dammel fit savoir son intention d’aller à Yoff rendre visite à Seydina Limamou, à son lieutenant Demba Wâr, celui-ci lui déclara :"Si tu pars, tu perdras ton trône, car je mettrai un autre roi à ta place. Le Dammel préféra alors la richesse d’ici-bas à celle de l’autre monde, c’est-à-dire qu’il abandonna son projet. Après  cela  le  lieutenant  du  Dammel,  Demba  Wâr  confisqua  un  chameau  appartenant  à Seydina Limamou, l’arrachant des mains d’un de ses disciples. Comme le Dammel préparait une bataille contre le roi du Djolof Alboury NDiaye, Seydina Limamou déclara : Celui qui va en guerre, emportant avec lui dans son armée, mon chameau ne sera pas content de l’issue de cette bataille. L’armée du Dammel se rendit dans le Djolof, avec la conviction de remporter une victoire facile. Mais cette armée qui avait avec elle le chameau de Seydina Limamou ne passa pas la nuit sur le sol du Djolof. Arrivée dans ce pays vers midi, elle fut mise en déroute vers le milieu de l’après midi (takkusân). Les soldats du Dammel ne surent pas que le chameau qu’ils avaient pris avec eux était la cause de leur défaite (cette bataille eut lieu le 6 juin 1883 selon Duguay Cledor qui en donne un récit détaillé dans la bataille de Guillé. Il affirme que cette bataille n’a pas duré plus de deux heures et demie, à la page 33 de son livre "Essaie sur l’histoire du Sénégal" où se trouve le récit de cette bataille). Dés que le Dammel rentra chez lui, il fut tué par les français. C’est cette mort que représentait la troisième outre de sang, sur laquelle Seydina Limamou n’avait rien dit au Dammel. Après la défaite de l’armée du Dammel et son retour au Cayor, Seydina Limamou envoya deux de ses disciples, NDiaga Seck et Momar Diagne auprès de Alboury NDiaye. Celui-ci offrit un chameau meilleur que celui saisi par Demba Wâr, car il fut heureux de recevoir les émissaires de Seydina Limamou.

  • Parmi les miracles que réalisait Seydina Limamou, il faut compter celui-ci : chaque fois qu’il voulait, il ordonnait à une personne (home ou femme), ne sachant ni lire ni écrire, de parler, et elle se mettait à nous raconter des événements historiques anciens et récents, de façon claire, et conforme à la relation que les livres saints donnent de ces événements, ou au lieu de récit elle débite un sermon. Puis lorsqu’il ordonnait à la personne de se taire, elle retombait dans l’ignorance.

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