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Mana demba mana tay (Je suis celui d’hier et d’aujourd’hui)

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Je cherche refuge auprès d’Allah contre Satan. Il n’y a pas de préservation ni de force si ce n’est par Allah, l’Elevé, l’Eminent.

Louange à Allah, Seigneur de l’univers.

Nos salutations s’adressent d’emblée à l’endroit duKhalif Général SeydinaAbdoulahi, fils de Seydina Issa RohouLahi (psl), fils de SeydinaLimamoulLahi Al Mahdiyou (psl). Qu’Allah lui accorde santé et longévité.

Que la paix soit sur toute la famille de SeydinaLimamou (psl),  sur toute la communauté Ahloulahi, ainsi que sur toux ceux qui suivent la voie de Dieu.

Je suis membre du groupe almahdiyou.org créé et dirigé par Alassane Diop qui a eu la gentillesse de partager l’idée avec moi depuis la période de sa conception. Le groupe almahdiyou.org est composé aujourd’hui de plusieurs membres et a pour but de vulgariser la mission de SeydinaLimamou (psl) et de son fils Seydina Issa (psl). Depuis sa création, chacun des membres essaie d’ajouter sa pierre à l’édifice. Aujourd’hui c’est à notre tour d’apporter notre modeste contribution après en avoir reçu l’autorisation.

Ainsi mon discours sera axé sur les propos que SeydinaLimamou (psl) a tenus pour apporter des clarifications surl’opportunité de sa mission prophétique : « mana demb mana tay[1] ». En Wolof, cette expression est composée de trois mots : de « mana », traduit par « je suis »ou « c’est moi » et qui est prononcé deux fois, de « demb »traduit par « hier » et de « tay »traduit par « aujourd’hui. »

Il a cité deux fois le mot « mana » dans son expression, divulguant ainsi qu’il ne vient pas en tant que nouvel envoyé de Dieu. Il stipule en effet qu’il a déjà vécu dans le passé en tant qu’envoyé de Dieu,et qu’il est revenu dans ce monde pour une seconde mission. Le terme « demb » fait référence à sa première vie, dans le passé, en Arabie. Quant au terme « tay », il fait référence à sa seconde vie à Yoff.

C’est la réponse courte mais en même temps complexe qu’il a livrée à ceux qui ont rejeté son appel et qui s’appuient sur la croyance qu’il n’y aurait plus de prophète dans ce monde après la disparition de Muhammad (psl).

SeydinaLimamou (psl) a en effet révélé qu’il est un envoyé de Dieu. En réponse à ses négateurs, il déclarait : « C’était moi hier, c’est moi aujourd’hui. » Comprendre cet argument facilite la compréhension de sa mission.Le philosophe Chinois Confucius (479-551 av JC) disait : « Qui ne connaît la valeur des mots, ne saurait connaître les hommes. »L’importance d’une parolese mesure à la dimension de celui qui la prononce.

Notre objectif est d’essayerd’expliquer cette affirmation deSeydinaLimamou (psl) afin que ses négateurs puissent parvenir à comprendre le véritable sens de ses mots et par la même occasion revoir les enseignements de l’islam sur l’avènement d’un prophète ou pas après la disparition de Muhammad (psl). Comprendre la dimension de cette parole permettra également de mieux connaître SeydinaLimamaou Laye (psl).

La mission de SeydinaLimamou Laye (psl) a débuté par sa déclaration :

« Répondez à l’Envoyé de Dieu ! Oh communauté d’hommes et dedjinns, je suis l’Envoyé de Dieu vers vous. Je suis le Mahdi que vous attendiez. »

Certains de ses proches lui ont rétorqué :

« Limamou, c’est bien parce que tu es un illettré[2] que tu oses faire une telle déclaration. Si tu avais été instruit, tu aurais su qu’il n’y aurait plus de prophète dans ce monde après Muhammad (psl)[3]. »

SeydinaLimamou (psl) leur   affirma qu’il n’est pas un nouveau prophète,« C’était moi hier, c’est moi aujourd’hui (je suis celui d’hier et d’aujourd’hui) ». Il déclara qu’il étaitjadis le fils d’Abdoulahi et d’Aminah, né à la Mecque où il a grandi et où il a été envoyé comme prophète avant de s’exiler à Médine pour y continuer sa mission. Il poursuit en révélant  qu’après son enterrement à Médine, il ne séjourna pas dans sa tombe plus de trois jours.Ilaffirme en effet avoir quitté Médine pour rejoindre la grotte de Ngor[4]. Ainsi fut son voyage de l’Est vers l’Ouest.

Il dit avoir séjourné dans cette grotte de Ngor durant plus de 1000 ans[5], en compagnie des âmes qui étaient désignées pour l’accompagner dans sa seconde mission. Durant son séjour dans cette grotte, il nous apprendqu’àchaque nuit,ilfaisait le tour du mondeentierà la recherche du lieu de sa seconde mission sur terre parmi les non arabes. Il découvrit qu’il n’y avait pas de peuple où les femmes couvraientleur corps mieux que les femmes de la communauté Lébou[6].

C’est ainsi que sa maman, CoumbaNdoye, fut choisie parmi cette communauté. Lorsqu’il atteignit ses quarante ans, il se révéla au monde, en tant qu’Envoyé de Dieu, ayant reçu l’ordre d’inviter Hommes et Djinns à venir répondre à son Appel[7]. « Muhammad qui s’était endormi s’est réveillé », disait-il avant de rajouter :« Muhammad qui était parmi les Blancs est devenu noir, »« l’Arabe de la Mecque est devenu noir à l’Ouest… Je suis le Mahdi que vous attendiez[8] », « Un jour viendra où l’Est me rejoindra, l’Ouest me rejoindra, le Nord me rejoindra, le Sud me rejoindra. » S’adressant à ses détracteurs ils disaient : « en réalité, ils ne me détestent pas, c’est juste qu’ils ne sont pas parvenu à me reconnaître. Je suis face à eux commeun invité dont on guettait l’arrivée parla porte située au-devant de la maison et qui est finalement passé par la porte située à l’arrière de celle-ci.OhLimamou, comme tu assurprisles habitants de ce pays[9] ! »

Malgré cette réponse explicite sur le fait qu’il ne se déclarait pas être un nouvel envoyé, et qu’il était quelqu’un qui revenait une seconde fois, son appel fut rejeté par son peuple qui ne cessaitde lui répéter qu’il ne pouvait y avoirun autre prophète après Muhammad (psl).Sa déclaration est certes bouleversante et inattendu. Cependant, cela a toujours été le cas à chaque fois qu’un prophète recevait l’ordre divin d’annoncer sa mission.

L’absence d’évolutiondans la réponse de ses négateursdepuis le début de sa mission jusqu’à nos jours nous fait penser qu’ils n’ont pas compris ce qu’il a voulu dire ou bien qu’ils le comprennent parfaitement mais qu’ils se refusent tout simplement de se pencher sur la question de la possibilité du retour d’un prophète dans ce monde. Malgré le fait que SeydinaLimamou (psl) ait dit « c’était moi hier, c’est moi aujourd’hui (je suis celui d’hier et d’aujourd’hui) », les gens continuent d’insister sur le fait qu’aucunprophète ne puisse venir après le prophète de l’Islam. C’est comme s’ils avaient compris,à travers ses propos, qu’il s’était déclaré être un autre prophète après Muhammad, ce qui n’est bien évidemment pas le cas.

Depuis son Appel jusqu’à nos jours, 139 ans se sont écoulés. La conviction qu’il ne viendrait plus aucun prophète après Muhammad (psl) continue d’exister. C’est le principal argument de leur rejet. C’est une conviction qui balaie d’un revers de main la possibilité du retour d’un prophète.

Face à ce fait, nous nous apercevons queSeydinaLimamou (psl) a mené sa mission dans une période où la majeure partie des musulmans croyait au plus profond d’eux-mêmes qu’il ne viendrait plus aucun prophète après Seydina Muhammad (psl).

Depuis le VIIe siècle, cette prétention est devenue au fil du temps, une croyance fortement ancrée dans le cœur de la plupart des musulmans. Des savants ont facilité à tort la propagation de cette croyance chez les musulmans et aujourd’hui ils le prennent,dans leur grande majorité, pour une vérité absolue.

Si toute croyance d’un musulman doit avoir comme fondement le Coran et la sunna, nous pouvonsaffirmer que l’argument des négateurs n’est en aucun cas conforme à ces derniers.Il ne se justifie ni à travers l’un, ni à travers l’autre.Cela ne les empêche nullement d’aller jusqu’à prêcher que le fait de croire en la venue d’un prophète après Muhammad, y compris un prophète qui est revenu, serait contraire aux principes de l’Islam.

Cette croyance constitue une barrière qu’ils érigent contre la mission de SeydinaLimamou (psl). C’est leur argument pour détourner les gens qui veulent s’intéresser à cette mission. C’est également leur moyen pour tenter de discréditer la communauté layène et les dépeindre comme allant à l’encontre des enseignements du Coran et de la Sunna.

Il est très facile de comprendre que celui qui est convaincu qu’il ne viendra plus aucun prophète après Muhammad (psl) soit étonné d’entendre dire queSeydinaLimamouse présente commeun Envoyé de Dieu.Sa réaction pourra naturellement être celle d’un rejet, car sa convictionavait déjà exclu toute possibilité de la venue d’un prophète après Muhammad (psl).

C’est la raison pour laquelleles disciples de SeydinaLimamou (psl) doivent apporter la lumière sur la fausseté de ces arguments, s’ilstiennent à ce que les gens comprennent véritablement le sens de la mission de SeydinaLimamou Laye (psl), et entendent son appel. Il faut faire reconnaître à ceux-là qui portent cette croyance,que celle-cin’a aucun fondement valable. C’est une croyance qui contredit même les enseignements de l’Islam comme nous allons tenter de le démontrer.

Parmi les théories scientifiques, il y a ce qu’on appelle la loi des contraires. Certains le surnomment théorie des opposés ou loi de la symétrie. Il existe sur plusieurs formes. La première est dénommée la loi de la chose et de l’anti-chose qui soutient que pour toute chose A, il existe une autre chose B, qui est le parfait contraire de A, l'antipode de A. On l'appelle pour cela l'anti-chose de A, et elle est notée anti-A. Cette chose B ou anti-A est le parfait symétrique de A. Là où A n'existe pas, là forcément anti-A existe, et vice-versa. Et ne pas être A, c'est obligatoirement être anti-A, et vice-versa.

Retenons à partir de là que toute chose a son parfait contraire et que la chose et son contraire ne peuvent pas exister dans un seul et même contexte. La « non venue » d’un prophète est la parfaite symétrie de « la venue » d’un prophète. Celui qui croit à « la non venue » d’un prophète après Muhammad (psl) écarte par cette seule croyance la possibilité de « la venue » d’un prophète Muhammad (psl) et vice-versa.

Le Coran et la Sunna ne peuvent pas enseigner à la foisces deux théories contraires ;nous annoncer« la non venue » d’un prophète après Muhammad et en même temps nous annoncer« la venue » d’un prophète après lui (psl).

La sémiotique, qui est une discipline des sciences du langage, nous enseigne que « la signification n’est possible que sur la base de différences[10]. »En d’autres termes, ce qui rend possible l’entrée dans l’univers du sens c’est en premier lieu la perception de différence[11].Si on n’arrive pas différencier nettement les choses, tout et n’importe quoi peut sembler pareil à nos yeux. Alors que tout n’est pas pareil.

Toujours dans la sémiotique, il y a ce qu’on appelle le jeu des différences illustré à travers le carré sémiotique[12]qui stipule par exemple qu’entre A et non-A existe une relation de contradiction. Non-A est la négation de A.Le choix est nécessaire entre l’un et l’autre terme. C’est ce qui est appelé la loi de l’alternative. Nous retrouvonscette relation de contradiction sous une autre formedans la grammaire française à travers la lexicologie, dans ce qu’on appelle les antonymes contradictoires, qui sont différents des antonymes contraires.

En effet, les antonymes contradictoires sont en relation de disjonction exclusive. La négation de l’un des mots entraîne l’assertion de l’autre et vice-versa. Cela veut dire en guise d’exemple dire que « la non-venue » d’un prophète après Muhammad (psl) est en contradiction avec« la venue » d’un prophète après Muhammad (psl). L’islam ne peut soutenir que l’un des deux hypothèses. Il ne peut pas déclarer qu’aucun prophète ne viendra sur terre après Muhammad et en même temps déclarer qu’il y’aura un prophète qui viendra après celui-ci.

Partant de cela, nous allons constater que le Coran n’a jamais affirmé « la non venue »d’un prophète après Muhammad. Au contraire, il a affirmé« la venue » d’un prophète après ce dernier. La confirmation de l’une des deux affirmations par le Coran entraîne automatiquement l’exclusion de l’autre. En d’autres termes par sa simple confirmation de l’une des deux, le Coran exclut de manière claire la seconde.

Or dans le livre saint, Dieu (swt) nous apprend que la venue du prophète Jésus (Issa) (psl) est un signe de la fin des temps[13]. On en déduit que le Coran a annoncé la« venue » d’un prophète après Muhammad (psl) en l’occurrence Issa (psl). Cela signifie que le Coran a rejeté la conviction de la « non-venue » d’un prophète après Muhammad (psl) par cette simple annonce de la« venue »d’un prophète en la personned’Issa (psl), car,comme nous l’avons mentionné tantôt, l’affirmation de l’une traduit la négation de l’autre.

Il est impossible qu’un prophète vienne à une époque où aucun prophète ne devrait plus venir. S’il y’en a,ne serait-ce qu’un dont la venue est confirmée, cela traduirait que la fin annoncée de la venue d’un prophète sur terre n’est pas une réalité.

Les interprétateurs du Coran soutiennent, à propos de ce verset, que la venue d’Issa (psl) adviendra avant la fin des temps et qu’elle sera un signe majeur de l’approche de cette fin. Nous retrouvons leurs propos dans le tafsir de l’imam Tabari lorsqu’il rapporte entre autresparmi leurs affirmations que« la venue d’Issa (psl) est un signe de la fin du monde. Ellesera une preuve formelle que la vie d’ici-bas tire à sa fin et que la fin des temps est proche[14]. »

Dans les livres des ulémas également tel que celui d’al-Safâriînî al-Nâbulsî connu sous le nom delawâmi’ al-Anwârcelui-ci dit : « La Umma s’est accordée sur sa venue. Personne parmi les gens de la charâi’a n’est en désaccord sur ce point[15]. »

Quiconque connaît l’Islam sait que la Sunna ne peut être en contradiction avec le Coran. Mais fort du constat que cette conviction existe, nous pouvons malgré tout vérifier si c’est la Sunna qui a annoncé « la non-venue » d’un prophète après Muhammad afin d’écarter le doute. En s’y prenant, nous allons très rapidement nous rendre compte que la Sunna n’a jamaisannoncée non plus« la non-venue » d’un prophète après celui de l’islam (psl). Au contraire, nous y retrouvons même qu’elle affirme l’inverse, de la même manière que le Coran l’a fait.En ce faisant également, elle rejette tout comme ce dernierla conviction de la « non-venue » d’un prophète après Muhammad (psl).

De la même manière qu’en ce qui concerne le Mahdi, la venue d’Issa apparaît dans la Sunna comme une information dont l’importance a atteint le degré de caractère notoire. Même si l’on peut constater beaucoup de réserves de la part de savantsdu hadith sur l’authenticité de ces hadiths sur la venue d’Issa (psl), ils ne sont pas tous considérés comme faibles. Parmi ceux d’entre eux qui sont acceptables nous pouvons citer celui où il est rapporté que le Prophète adit :

« La fin du monde n’adviendra pas avant qu’Issa fils de Maryam ne soit venu parmi vous[16]. »

Abû Hurayraet Muslimrapportent que le Prophète (psl) a dit :

« Comment est-ce que vous serez lorsque le fils de Marie vous viendra, accompagné de votreguide,tous les deux faisant partie de vous[17] ? »

Au vu de tout cela, il nous est impossible de comprendre que depuis 14 siècles, des musulmans entretiennent la conviction qu’il ne viendra plus aucun prophète après Muhammad (psl) ? La question qu’il convient de se poser dès lors est comment des musulmans en sont arrivésà croireet prêcher qu’il ne viendrait plus de prophète après Muhammad (psl) ? S’agit-il d’un grand égarement ? Est-ce un stratagème de Satan ? Nous n’avons malheureusement pas la réponse. Toutefois, ce dont nous sommes sûrs c’est que cette conviction ne découle ni du Coran ni de la sunna qui confirment tous les deux son contraire.

Ce n’est pas facile de dire aux gens, qui soutiennent cette idée depuis 14 siècles, qu’elle est fausse. Leur fierté et leur égorisquent de les rendre aveugles, car en réalité,la raison n’a jamais constitué un obstacle pour la mission des prophètes. C’est plutôt l’orgueildes hommes qui a toujours constitué un obstacle,parvenant bien souvent à prendre le dessus sur leur raison.

Ils avaient leurs croyances et en étaient fiers. Se lever un beau jour pour faire face à celles-ci, devenues au fil des temps source de fierté, a bien souvent été périlleux pour les prophètes. Beaucoup d’entre euxont fini par se confronter à la haine. Certains ont été tués, d’autres torturés, d’autres chassés. Les fauteurs ont été amenés à cela par leur orgueil et non pas leur raison qui ne pouvait être en désaccord avec les preuvesincontestables de ces prophètesqu’ilsse refusaient de voir et d’entendre.

SeydinaLimamou(psl) n’a pas fait exception à cela comme le raconte son poète LibasseNiang lorsqu’il dit :

« Il y’en a qui, par orgueil, ont rejeté son Appel. Quiconque suivra leurs pas ne gouttera pas l’eau du paradis[18]. » 

Ceux qui soutiennent qu’il n’y aurait plus de prophète, cherche toutefois à étayer leurs arguments par une interprétation visiblement erronée d’un hadith dans lequel il est rapporté que le Prophète dit : « lânabiyyaba’dî[19] », traduit par « il n’y a pas de prophète après moi. »Muhammad (psl). En réalité, ce hadith ne peut pas leur servir d’arguments valables pour leurs propagandes. Leur interprétation n’est pas conforme aux enseignements du Coran et de la Sunna.

Ce hadith« lânabiyyaba’dî »signifie : « il n’y a pas de prophète après moi ». Il ne signifie guère ce qu’ils prétendent et qui est : « il ne viendra aucun prophète après Muhammad (psl) ». La proposition « il n’y a pas de prophète après moi » est différente de « il ne viendra pas de prophète après moi ».

Malgré l’ambiguïté et la proximité qui existent entre ces deux affirmations, nous allons constater qu’il existe un grand écart entre leur sens.William Shakespeare disait que« tout ce qui se ressemble n’est pas identique. »Ce n’est pas parce que les deux traductions sont proches qu’elles ont pour autant le même sens.

Il existe un adage qui affirme que « tout ce qui brille n’est pas de l’or ». Chez les wolofs, pour désigner une différence qui existe entre deux choses qui, à l’évidence, se ressemblent mais ne sont pas identiques, l’on entend souvent dire : « ils sont différents comme yâlla et yâli. » Yâlla en wolof signifie Dieu (ya Allah) et yâli signifie « entrejambe ». Dans la prononciation, la différence majeure se situe au niveau du « i ». Cependant, dans leur sens, l’écart qui existe entre les deux très grand. Là encore la langue wolof nous apprend que tout ce qui se ressemble n’est pas identique.

Dans la sémiotique nous apprenons que : « Ce qui rend possible l’entrée dans l’univers du sens c’est la perception de la différence, mais également le repérage d’écarts différentiels[20]. »L’individu doit faire l’effort de distinguer deux choses qui ne sont pas identiques, car un infime écart entre deux choses suffit pour les rendre totalement différentes.

Repérer les différences permet d’éviter les amalgames. Le prophète (psl) a dit « il n’y a pas de prophète après moi », alors qu’eux ils soutiennent que le Prophète a dit : « il ne viendra aucun prophète après moi. » Ce n’est pas du tout la même chose, et nous allons le démontrer.

Dans la proposition« il ne viendra aucun prophète après moi » qui signifie en arabe « lâya’tînabiyyunba’dî », il y a le verbe « venir »qui signifie « atâ » que le Prophète (psl) n’a aucunement prononcé dans son propos. Il n’a absolument pas utilisé de verbe dans son propos. Il n’a pas dit « lâya’tînabiyyunba’dî » qui signifie « il ne viendra aucun prophète après mois ». Il a plutôt déclaré « lânabiyyaba’dî » qui signifie « il n’y a pas de prophète après moi ». C’est une proposition nominale qu’il a employée en Arabe. Il n’y a jamais évoqué une supposée « venue » ou « non venue »d’un prophète.

Conscients que beaucoup de musulmans avaient une mauvaise compréhension de ce propos du Prophète (psl), certains de ses compagnons allaient jusqu’à interdire sa prononciation. L’imam al-Suyûtî a rapporté queSeydatouna Aïcha (rta) et Al-Mughîra ibn Shu'bat interdisaient aux musulmans de prononcer « lânabiyyaba’d Muhammad » ou « il n’y a pas de prophète après Muhammad (psl) », malgré le fait que ce soit un de ses hadiths.

La raison de cette interdiction était qu’ils savaient que la compréhension des musulmans à propos de ce hadith n’était pas en phase avec le Coran et la sunna. Ils devaient certainement savoir que ces gens-là avaient compris et pouvaient faire croire qu’il ne viendrait plus aucun prophète après Muhammad (psl). Leur interdiction ne signifiait pas de leur part un rejet de ce hadith, mais plutôt un rejet de l’interprétation que des musulmans se faisaient à propos de ce hadith.

Leur interdiction avait pour butde rejeter cette mauvaise interprétation que nous rencontrons encore denos jours. Aïcha (rta) disait (référence) : « ne dîtes pas qu’il n’y a pas de prophète après Muhamed (psl). Limitez-vous (simplement)de dire qu’il est le dernier des prophètes. Il est certain qu’Issa ibn Mariam viendra[21]. » Cette interdiction courageuse lui coûtera par la suite de se faire accuser par des ignorants et des fanatiques de rejeter des enseignements prophétiques.

Un musulman avait prononcé devant Al-Mughîra ibn Shu'ba: « qu’Allah (swt) prie sur Muhammad (psl), le dernier des prophètes, celui dontil n’y a plus de prophète après lui. »Al-Mughîra lui rétorqua : « Contente-toi tout simplement dedire qu’il est le dernier des prophètes (sans aller jusqu’à dire qu’il n’y a plus de prophète après lui). Nous racontions, en effet,qu’Issa (psl) viendra un jour sur terre, et lorsque ce jour viendra, Issa aura étésur terre avant lui et après lui (psl). »Al-Mughîra ne réfute pas le hadith mais plutôt la mauvaise interprétation des gens.

Face à aux objections de ces illustres personnalités parmi les compagnons, la question qu’il convient de se poser est : Si « lânabiyaba’dî » ou« il n’y a pas de prophète après moi » ne signifie pas « lâya’tînabiyyunba’dî » ou « il ne viendra pas de prophète après moi », alors que veut réellement dire « lânabiyyaba’dî ? »

Quel est le vrai sens du hadith « il n’y a pas de prophète après moi » s’il s’avère qu’il ne signifie pas qu’aucun prophète ne viendra sur terre après lui (psl).Pour en avoir la réponse, il n’y a rien de mieux que de retournerdans les propres enseignements du principal concerné, car il est le seul à pouvoir nous élucider là-dessus pour nous permettre de saisir le vrai sensde son message.

En effet, conscient que les hommes pourraient se leurrer sur celui-ci, il (psl) en donna l’explication lui-même en ayant eu recours à une illustration sensée permettre d’éviter toute erreur de compréhension.

Dans le Larousse, le mot illustrationest définicommel’« action d'éclairer par des exemples un développement abstrait ; ce qui a valeur d'application, de vérification, de démonstration[22]. » Enseigner quelque chose d’abstrait et avoir recours à une représentation imagée pour le rendre plus facile à comprendre, c’est ce qu’a fait le Prophète (psl) à ce propos dans l’explication de ce hadith.

Notre Saint Prophète (psl) a dit :

« Mon image, comparée à celle des autres prophètes qui m’ont précédé est semblable à l’image d’un homme qui a construit une maison, qui l’a embellie et qui l’a achevée excepté[23]l’emplacement d’une brique sur un des recoins de la maison, et que les gens sont venus contempler et admirer avant de dire : cette brique ne devrait-elle pas être posée ? Je suis cette brique et je suis le dernier des prophètes[24]. »

"مَثَلِي وَمَثَلُ الْأَنْبِيَاءِ قَبْلِي كَمَثَلِ رَجُلٍ بَنَى بَيْتًا فَأَحْسَنَهُ وَأَكْمَلَهُ، إِلَّا مَوْضِعَ لَبِنَةٍ مِنْ زَاوِيَةٍ من زواياه فَجَعَلَ النَّاسُ يَطُوفُونَ بِهِ، وَيتَعجّبُونَ لَهُ, وَيَقُولُونَ: هَلَّا وُضِعَتْ هَذِهِ اللَّبِنَةُ؟ قَالَ: فَأَنَا تلك اللَّبِنَةُ. وَأَنَا خَاتِمُ النَّبِيِّينَ." رواه البخاري و مسلم.

Si l’on observe cet enseignement,on saura que le but de ce message n’est pas d’annoncer la venue ou la non-venue d’un prophète après lui,mais plutôt de révéler la clôture du nombre de prophètes qui doivent descendre sur terre.

Le mot« excepté » est un des mots clés de cette représentation du Prophète (psl). Il manque en effet une brique sur une place dans un coin de la maison. Si cette brique manquante est posée à sa place, le nombre de briques qui doiventservir à parachever la construction de la maison est atteint. Le chiffredevient complet. Par conséquent, il ne peut plus y avoir d’emplacement pour une nouvelle brique.

Le Prophète (psl) se représente par rapport aux autres prophètes qui l’ont précédé, comme cette briquequi vient compléter le nombre de briques nécessaires à l’achèvement de la construction.Dans ce cas, ce qu’il a voulu dire n’est rien d’autre que sa venue rend complet le nombre de prophètes devant descendre sur terre. Des musulmans y ont compris qu’il a annoncé qu’aucun prophète ne viendrait après lui.Il existe un écart conséquent entre les deux…. Quel amalgame !

Une maison qui manque ne serai-ce qu’une brique quelle que soit sa splendeur resteinachevée. Cette brique qui remplit ce vide dans la maison démontre que le nombre de briques nécessaire pour achever la construction n’était pas atteint. Sa pose fait que ce nombre est finalement atteint. De la même manière, la venue du Prophète (psl) fait que le nombre de prophètes devant descendre sur terre est atteint. Il parle alors du complet et du non complet et ne parle guère de venue ou non venue. 

Ce qu’il a illustré signifie : « ma venue rend complet le nombre de prophètes devant descendre sur terre. »Des musulmans sermonnentqu’il a dit qu’aucun prophète ne viendrait après lui (psl). On peut s’étonner de l’énorme écart qui se manifeste entre ce qu’il a illustré et ce qui en a été compris par ces derniers. 

Valérie Larbaud disait que : « la bêtise a ceci de terrible qu’elle peut ressembler à la plus profonde sagesse. » Bien des fois on cite des supposées sagesses qui sont considérées comme des vérités absolues alors qu’elles ne le sont pas. On nous révèle parfois à notre grande surprise qu’elles ne sont pas authentiques et ne constituent pas non plus des vérités absolues.

Certains musulmans ont érigé leur mauvaise compréhension en sagesse qu’ils s’évertuent à propager alors qu’elle n’en est pas une. C’est une conviction qui ne se fonde ni sur Coran ni sur la Sunna comme nous l’avons vu précédemment.

L’exemple que nous donnons pour faire percevoir la différence qui existe entre « il n’y a pas de prophète après Muhamed (psl) » et « il ne viendra plus aucun prophète après Muhamed (psl) »est le suivant :

C’est celui d’un bailleur qui achète un terrain sur lequel il construit un immeuble composé de 124 appartements. Après la fin de la construction, il parvient à tous les vendre. Certains parmi les nouveaux acquéreurs mettent leur appartement en location, d’autres mettent le leur à disposition de leurs proches, et d’autres laissent leur propriété inoccupée. Aucun propriétaire n’habite dans son appartement.

Les propriétaires confient la gestion de la résidence à un syndic qui engage un concierge pour le surveiller et s’occuper de certaines tâches journalières. Des consignes lui sont données sur la gestion de la résidence, et pour son information le syndic lui dit qu’il n’y aura plus de propriétaires.

Quelque mois plus tard, le concierge aperçoit un inconnu entrer dans l’immeuble. Il l’interpelle alors pour lui demander de s’identifier. L’individu lui indique :

  • Je suis un propriétaire.

Le concierge, se rappelant qu’il lui a été dit qu’il n’y aurait plus de propriétaire, lui répond :

  • Ce que vous prétendez n’est pas possible.

Surpris, le propriétaire lui demande :

  • Pourquoi ce n’est donc pas possible ?

Le concierge répond :

  • Parce qu’il il n’y aura plus de propriétaire.

Le propriétaire lui demande :

  • Qui vous a dit qu’il n’y aura plus de propriétaire ?

Le concierge répond :

  • C’est le syndic pour qui je travaille qui me l’a dit.

Le propriétaire lui explique :

  • Si le syndic vous a dit cela, c’est pour vous informer qu’il n’y a plus d’appartement à vendre, qu’ils ont tous déjà trouvé des acquéreurs et qu’il n’y en a plus de disponible. Moi par contre je suis devenu propriétaire lorsqu’il était encore possible de devenir propriétaire parce qu’il en restait encore à vendre. Je me suis absenté certes, mais là je suis de retour dans ma propriété comme tout propriétaire est sensé en avoir le droit. Par conséquent, si on vous dit qu’il n’y aura plus de propriétaire cela signifie qu’il n’y aura plus de nouveaux propriétaires, et non pas que ceux qui sont déjà propriétaires n’ont pas le droit de revenir. Or moi je n’en suis pas un nouveau. Je suis déjà propriétaire. J’étais parti et là je reviens.

Le concierge réfléchit à cette explication avant de reprendre :

  • J’ai entendu ce que vous venez de dire mais dans tous les cas cela n’est pas possible.

Le propriétaire lui demande de nouveau :

  • Pourquoi ce n’est pas possible ?

Le concierge lui répète :

  • Tout simplement parce qu’il n’y aura plus de propriétaire.

Face à sa ténacité le propriétaire lui dit :

  • Puisque vous paraissez ne rien vouloir comprendre, je vais vous fournir les preuves qui attestent que je suis bien propriétaire.

Celui qui prétend être propriétaire, si l’on tient à ce qu’il en apporte les preuves, on ne lui demande pas de faire des miracles. Ce n’est pas de son ressort pour justifier de son bien. Il a tout simplement à fournir un titre de propriété pour lui servir de preuve et justifier qu’il est propriétaire. Par contre celui qui déclare être un envoyé de Dieu, on ne lui demande pas non plus des documents pour lui servir de preuves, mais plutôt des miracles (mu’jizât) pour attester de la véracité de sa mission.

Dieu (swt) a dit :

« Nous avons effectivement envoyé Nos Messagers avec des preuves évidentes[1]. »

Pour nous apprendre ce à quoi consistent ces preuves, le Prophète (psl) a dit :

« Aucun prophète n’a été envoyé sans qu’il ne lui soit octroyé des miracles (...)[2]. »

On peut déduire de cet enseignement du Prophète que ces preuves apportées par les des envoyés de Dieu de la part de leur Seigneur sont les miracles qu’ils produisent.

Pour écarter l’idée qui consiste à croire que tous ceux qui produisent des miracles seraient des prophètes, les savants ont dissocié les miracles accomplis par ceux qui se sont déclarés être des envoyés de Dieu et ceux qui ne sont pas déclarés être des envoyés de Dieu et qui sont des saints. Les miracles de ceux qui se sont déclarés être des envoyés de Dieu sont ainsi dénommé mu’jiza, et ceux produits par des saints qui n’ont jamais prétendus être des envoyés de Dieu sont dénommékarâma. Il existe aussi d’autres faits qui ressemblent à des miracles mais qui ne sont que de la magie ou de l’illusion. Ils ne sont que des mensonges et des tromperies comme le Coran nous l’a révélé[3].

C’est ainsi que le terme « Mu’jiza » est défini comme « un phénomène extraordinaire, qui est en relation avec le défi qui est lancé, et qui est au-dessus de toute rivalité, concurrence ou opposition »[4], et dontl’objectif est de confirmer la véracité de l’allégation de celui qui se déclare être un envoyé de Dieu[5]. Ce phénomène extraordinaire doit venir confirmer les paroles du vrai prophète et ne va pas à leur encontre comme ce fut le cas pour Musaylimale menteur qui s’était déclaré être un envoyé de Dieu.

Des phénomènes extraordinaires s’accomplissaient chez lui. Cependant, ceux-ci étaient en contradiction avec ce qu’il prédisait. Lorsqu’il cherchait par exemple à imiter Muhammad (psl) pour faire jaillir de l’eau dans un puits qui en manquait et qu’à la suite de son défi de faire revenir de l’eau, le peuqui y restait encore soit complètementdisparusans laisser de trace[6].

Le terme « Karâma » est, quant à lui, défini comme « un phénomène extraordinaire qui n’est pas relié à une déclaration de prophétie, et que Dieu fait apparaître chez certains de Ses nobles serviteurs pour les honorer[7]. »A partir de cette définition, nous percevons que ce ne sont donc pas chez tous les saints qu’apparaissent des miracles, mais seulement chez certains parmi eux. Cependant, les vrais prophètes ont tous accomplis des miracles pour se justifier.

Fort de ce constat, nous pouvons affirmerqu’en réalité, si nous nous appuyons sur les faits, il nous est plus simple de reconnaître un vrai prophète que de reconnaître un saint homme. En effet, si le premier se trouve dans l’obligation d’accomplir des miracles qui doivent lui servir de preuves, le second n’a par contre aucune obligation d’accomplir des miracles pour confirmer de sa sainteté.

Paradoxalement, de nos jours, des gens proclament des saints dans chaque coin et recoin sans en avoir une preuve certaine, mais uniquement en se basant sur les apparences. Dans le même temps, il renie un prophète qui a apporté des preuves en accomplissant des miracles qui sont apparents et éternels. Cela est un phénomène face auquel on assiste, qui est insensé et incompréhensible. De même, il est en totale contradiction avec les enseignements de l’Islam que nous venons de voir.

Pour revenir à notre exemple, le propriétaire face à l’entêtement du concierge, lui sort les documents qui prouvent qu’il est bien un propriétaire. Il les lui donne et lui demande de vérifier sur la liste des propriétaires qui lui a été fournie par le syndic.

Le concierge vérifie les documents avec ceux que le syndic lui avait donnés et constate que le monsieur figure sur la liste et que tout est conforme à savoir le nom, la signature et la photo etc… Au lieu de reconnaître son erreur et laisser l’accès au propriétaire, il lui rend ses documents en reprenant de plus belle telle une récitation :

  • « Dans tous les cas, ce que vous prétendez est impossible car il ne peut plus y avoir de propriétaire. »

L’opiniâtretéde ce concierge laissera penser qu’il n’est certainement pas à la bonne place et qu’il ne devrait pas faire ce genre de travail. Elle fait croire qu’il n’est pas une personne rationnelle capable d’accepter l’évidence et de faire face à la réalité.

C’est cette même obstinationqu’on retrouve chez ceux qui rejettentl’appel de SeydinaLimamou Laye (psl) prétextant qu’il est impossible qu’un prophète puisse apparaître après Muhammad. En effet, face à cet argument, il avait affirmé : « je ne vous dis pas que je suis un nouveau prophète ; je suis celui d’hier et d’aujourd’hui (du passé et du présent) Dieu m’a fait revenir. »

Le Coran a bien attesté que des êtres ont déjà vécu une seconde fois après leur mort. C’est ce qui fait qu’aucun musulman ne peut nier la possibilité de ne plus être de ce monde, et puis d’y revenir pour mener une autre vie. Il a même annoncé cela par le retour de Jésus (psl).

En plus de cette déclaration bien explicite, SeydinaLimamou Laye (psl) a accompli un nombre incalculable de miracles qui peuvent être classés en deux catégories: ceux qui sont perpétuellement visibles à l’œil nu et d’autres qui nous sont racontés et qui ne sont pas restés éternellement visible à l’œil nu dans le temps.

Heureusement d’ailleurs qu’il en existetoujours que nous pouvons faire prévaloir comme arguments face à la ténacité de ceux qui combattent sa mission. N’eût été cela,nous ses disciples, nous aurions été dans l’impossibilité de démontrerqu’il avait fait des miracles. Nous n’oserions peut-être même pas les raconter. Il y’en aurait eu certainement parmi nous un bon nombre qui n’y aurait pas cru tellement ces faits sont invraisemblables, tel que le recul de l’océan atlantique des rives de Yoff[8].

En effet, si le mausolée de SeydinaLimamou Laye (psl) ne se trouvait pas sur la plage face à l’océan,nous n’aurions probablement pas eu le courage de dire qu’il a fait reculer l’océan, notamment du fait que tout le monde constate le phénomène de l’avancée de la mer qui n’épargne aucune côte. L’instauration de son mausolée à l’endroit qu’il avait garanti que l’océan ne le franchirait plus est la preuve éternelle qu’il a reculé cet océan.

C’est un fait que nous ne nous limitons pas simplement de raconter. Nous le montrons à quiconque tient à le constater, car son mausolée fait face à l’océan atlantique qu’il avait reculé pour lui ordonner, par la suite, de ne plus franchir la limite qu’il venait de lui fixer. Depuis plus de cent ans (depuis 1909 jusqu’à nos jours en 2019), son mausolée ainsi que le cimetière de ses disciples tiennent sur le rivage de Yoff sans que cet océan ne soit une menace pour eux.

Pendant ce temps-là, le constat de l’avancée de la mer qui menace les côtes dans tous les continents est de plus en plus flagrant. Certaines localités, ont assisté en vain à la destruction de leur cimetière par la mer. Ils ont dû déplacer leurs habitations qui de base étaient loin des côtes. Des tombes ont été emportées et d’autres déplacées face à la furie de l’océan, comme on l’a vu notamment au Sénégal (à Rufisque). Ces cimetières n’étaient pas érigés sur la plage, mais avec le temps leur emplacement s’est transformé en bordure de mer.  

Nous pouvons citer parmi les miracles probants de SeydinaLimamou (psl) le puits de Diamalaye qui fournit de l’eau douce alors qu’il est érigé à quelques mètres de l’océan. Nous pouvons également citer l'empreinte de son pied droit sur un rocher qui se trouve à Ngor, et j’en passe car ils sont biennombreux.

Celui qui persiste à porter tel un slogan l’affirmation qu’aucun prophète ne viendra après Muhammad, malgré que SeydinaLimamou Laye (psl) ait éclairci qu’il n’est pas un autre prophète mais le Prophète Muhammad (psl) lui-même revenu pour une seconde mission, et malgré aussi qu’il ait réalisé des faits et miracles que seuls des prophètes ont réalisés par la volonté du Tout-Puissant, celui-là est en réalité quelqu’un qui manque de clairvoyance, qui est incapable d’accepter l’évidence et de faire face à la réalité. Il faut en effet être clairvoyant et avoir la capacité d’accepter l’évidence pour pouvoir reconnaître les signes de Dieusur son messager (psl).

Les contestataires de l’appel de SeydinaLimamou (psl) qui soutiennent qu’aucun prophète ne viendra après Muhammad (psl), et utilisent le hadith « il n’y a pas de Prophète après moi »ainsi que le verset qui dit que« Muhammad n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais le messager d'Allah et le dernier des prophètes Allah est Omniscient[9] » doivent se rendre compte de l’incohérence de leur interprétation qui contredit le Coran et la Sunna.

Le Prophète (psl) a expliqué le sens de ce hadith et de ce verset dans sa représentationque nous avons vue lorsqu’il dit :« Je suis cette brique et je suis le dernier des prophètes. »Cette représentation du Prophète (psl) démontre que le hadith et le verset qu’ils utilisent ne font pas allusion à la venue ou non-venue d’un prophète après Muhammad (psl).

L’objet du message est plutôt le parachèvement du nombre de prophètes qui doivent descendre sur terre. Cela veut dire que lorsque le Prophète Muhammad (psl) venait sur terre tous les autres prophètes l’avaient déjà précédé et que lui il venait clore leur nombre.Cela n’exclut pas qu’un prophète puisse revenir sur terre même s’il a déjà vécu une première fois. Cette possibilité n’est exclue nulle part dans le Coran et la Sunna.

Allah (swt) l’Omnipotent, peut tuer et ressusciter qui Il veut. Le Coran nous enseigne qu’un homme est resté mort pendant un siècleavant d’être ramené à la vie par Dieu (swt)[10]. Une grande majorité de savants soutient qu’il s’agit du prophète Uzayr (psl). C’est quelqu’un quiparvenait à dialoguer avec Dieu (swt) comme le faisait le prophète Moussa (psl).

Un jour, ilest passé par un villagedélabré en ruine. Il s’étonna de l’état de dévastation dans lequel se trouvait ce village et s’exclama en observant les ruines : « Comment Dieu pourra-t-il redonner vie à ce village après sa mort ? ».

Pour lui démontrer que cela ne Lui est pas impossible, Dieu (swt) lui donna la mortavant de le ramener à la vie cent ans plus tard. Ill’interrogea :

  • « Combien de temps es-tu resté ici ? »

Uzayr (psl) répondit :

  • « Je suis resté un jour ou un peu moins ! ».

Dieu (swt) lui répondit :

  • « Tu y es resté en réalité pendant cent ans. Regarde donc ta nourriture et ta boisson : Elles ne se sont pas décomposées. »

Puisqu’une nourriture et une boisson peuvent parfois tenir un jour sans se décomposer, le fait que celles-ci ne se soient pas gâtées n’apparaît pas comme une preuve qui justifie que cent ans se sont écoulés. Dieu lui indiqua alors d’observer son âne comme preuve de l’écoulement des cent ans. Il découvrit les restes d’un âne mort depuis fort longtemps.

 Dieu (swt) lui dit :

  • « Regarde ton âne… Je ferai de toi un miracle pour les hommes. Regarde les ossements (de l’âne) comment Nous les assemblons et les revêtons de chair. »

Uzayr (psl) assista à la ressuscitation de son âne mort il y a cent ans et dont il ne restait plus que poussière et os. Faceà l’évidence et à la grandeur de ce qui venait de se produire sous ses yeux il s’exclama :

  • « Je sais qu’Allah est Omnipotent. »

‘Uzayr (psl) est un prophète qui est mort et ressuscité. Il pouvait employer l’expression « mana demb mana tay »comme« je suis celui d’hier et d’aujourd’hui » connue de SeydinaLimamou (psl). Mais c’est une expression qui devait appartenirau Prophète de la fin des temps. C’est une expression qui nous est rapportée par SeydinaLimamou Laye al-Mahdi (psl), et au fil des temps, elle ne cessera de gagner une notoriété. 

Le Coran nous raconte aussi l’histoire d’individus qui avaient déserté leur territoire pour fuir une épidémie qui avait fini d’y semer la mort. A travers cette histoire, Dieu (swt) éveillait les musulmans sur le fait qu’il ne pouvait échapper à la mort si leur terme était venu. Il leur apprenait que rester chez eux et refuser d’aller aux champs de bataille aux côtés Son Prophète (psl) ne les mettait guère à l’abri de Sa Volonté.

Ces individus sont partis de chez euxpar milliers pour échapper à la peste comme le rapportent des savants[11]. Leur fuite ne leur a pas permis malgré tout de ne pas rencontrer la mort. Dieu dit :

« N'as-tu pas vu ceux qui abandonnèrent leurs demeures, étant des milliers à vouloir fuir la mort ? Puis Allah leur dit: "Mourez" (et ils moururent tous). Puis Il les ramena à la vie[12]. »

L’on raconte qu’un prophète du nom de Hazqîl (psl) serait passé par l’emplacement où la mort les a rattrapés et découvrit leurs restes. Ayant eu connaissance de leur histoire, il implora Dieu (swt) de les ramener à la vie et Dieu répondit favorablement à son appel[13].

Le Seigneur nous apprend à travers ces histoires qu’Il peut ramener à la vie des personnes qui ont déjà vécu dans le passé. En connaissance de cause, le musulman ne peut pas nier que cela puisse se reproduire si tel correspond à la volonté du Maître de l’univers. Les personnes qui prétendent que ceux qui ont rejoint l’autre monde, ne reviendront jamais dans ce monde-ci, ne pourront jamais fournir d’arguments se basant sur le Coran et la Sunna pour se justifier.

Une chose surprenante que nous avons remarqué à propos des négateurs de la mission de SeydinaLimamou (psl), c’est que malgré leur détermination, il y’en a pas un seul qui nie dans ses propos le fait qu’il ait réalisé des miracles. La raison à cela est sans doute qu’ils sont conscients que ces miracles sont à la vue de tout le monde et que par conséquent ils ne peuvent les nier.

Chercher à les nier serait une propagande en faveur de la mission de SeydinaLimamoupsl), car cela encouragerait une multitude de personnes à aller vérifier eux-mêmes. Ils se rendraient compte de celui qui a raison et de celui qui a tort. Il éclaterait aux yeux de tous que ces miracles sont des faits réels et visibles que nul ne peut nier. Les négateurs évitent même d’aborder la question de l’importance des miracles dans la mission d’un prophète.

En effet, aborder cette question mettrait plus de lumière sur ce qu’ils souhaitent représenter comme sombre, impossible, et irrationnel. Pire même, nous constatons qu’ils tentent de minimiser l’importance des miracles dans la confirmation de la véracité de la mission d’un prophète. Les exemples sont nombreux, mais pour ne pas donner de l’importance à ces ignorants qui tiennent de tels propos, nous préférons ne pas les citer. Il suffit de visualiser les vidéos délirantes de leurs attaques contre SeydinaLimamou (psl) pour constater cette marque flagrante d’une ignorance néfaste et abjecte contraire aux enseignements du Coran et de la Sunna. Ils prennent la responsabilité d’égarer bon nombre de musulmans sur l’importance et le rôle des miracles dans la vie d’un prophète. 

Personne ne peut nier que SeydinaLimamou Laye (psl) a défié le monde entier en séjournant sur la plage depuis 1909, afin que cela soit la preuve que l’océan se retiendra à jamais de franchir la limite qu’il lui a fixée. Quelle autre puissance que celle de Dieu peut être à la base de ce fait. Les dénigreurs attendent impatiemment que l’océan démolisse son mausolée. Ils peuvent bien continuer d’attendre, comme ont attendu depuis plus de cent ans des générations avant eux.

Les contemporains de SeydinaLimamou (psl), ont raconté que durant toute sa vie, il (psl) n’a cessé de faire des miracles qui émerveillaient tout le monde[14].Leur nombre était tellement important que ses contemporains précisaient qu’ils étaient incapables de tous les énumérer car ils étaient incalculables[15]. L’on se dit que ses compagnons devaient être moralement forts pour pouvoir vivre avec lucidité les phénomènes extraordinaires qu’il produisait à longueur de temps. Un faible d’esprit pourrait en devenir sérieusement perturbé.

Parmi ceux qui sont rapportés à travers les témoignages de ses contemporains que l’on peut retrouver dans les livres de Cheikh MoukhtarLô, Mouhamadou MboupKharikhou, Baye DounPâthé, Baye Abdoulaye Sylla entre autres, l’on raconte que lorsque SeydinaLimamou (psl) étaitun jeune garçon, à chaque fois que son père l’envoyait chercher du bois dans la brousse, il revenait à la maison les mains vides. Quand son père lui réclamait le bois qu’il était parti chercher, il lui répondait qu’il n’avait rien pu rapporter parce qu’il ne pouvait pas couper des branches d’arbres qui s’inclinaient devant lui, le saluait et glorifiait le nom d’Allah (swt)[16].

SeydinaLimamou (psl) marchait pieds nus et lorsqu’il marchait sur une pierre celle-ci prenait la forme de son pied. Il en existe encore une qui est préservée à la grotte de Ngor qui est un lieu de recueillement et de prières pour de nombreuses personnes parmi ses disciples et d’autres qui ne sont pas de sa communauté.

Il lui arrivait de s’asseoir sous un arbre, et de voir les branches de celui-ci se rabaisser pour lui faire de l’ombre,le saluer et lui témoigner du respect et de l’allégeance. Le grand baobab de Ndinguela[17] était la dernière preuve connue de ces arbres.Il est toujours resté incliné vers le sol depuis le jour où il lui a fait de l’ombre jusqu’au jour où il a été retrouvé déraciné.

Illui arrivait de parcourir des kilomètres en un clin d'œil. Il est rapporté qu’un jour il s’est rendu à Ndar avec un de ses compagnons.Au retour, ce dernier était pressé de rejoindre son village, mécontent du fait que SeydinaLimamou avait refusé d’accepter les récompenses qui lui avaient été proposées par la famille d’une femme qu’il venait de guérir[18]. SeydinaLimamou (psl) lui demanda alors de monter sur son dos et de fermer les yeux. Lorsqu’il lui demanda de les rouvrir ils se trouvaient déjà sur la plage de Yoff.

Il lui arrivait d’immobiliser des personnes pendant de longues heures par un simple souffle. Ce fut le cas lorsqu’un jour, un fumeur, l’apercevant se rapprocher, et sachant qu’il interdisait de fumer, voulut l’enfumer pour se moquer de lui. Par un souffle, SeydinaLimamou l’immobilisa jusqu’à son retour sans qu’il ne put être capable de bouger ou de sortir la fumée qu’il s’apprêtait à rejeter vers lui (psl).

Un jour, SeydinaLimamou (psl) avait fait des reproches à un de ses disciples du nom de AliYakha. Ce dernier, offusqué, se fâcha et prit ses bagages pour quitter la demeure et retourner chez lui. Lorsqu’e ce disciple se présenta devant lui pour lui faire ses adieux, SeydinaLimamou (psl) lui déclara : «  si tu parviens à bouger ne serait-ce qu’un seul de tes pieds, que tout lemonde sache que je ne suis pas l’envoyé de Dieu. »

Ali Yakharesta planté au même endroit, avec ses bagages sur la tête, de l’aube jusqu’à dans la nuit. Il ne pouvait plus ni bouger, ni se décharger des affaires qu’il portait. Les témoins, émus de ce qu’il venait de voir, implorait pour lui le pardon auprès de SeydinaLimamou (psl). Lorsque tout le monde fut couché, SeydinaLimamou l’endormit par un souffle et l’allongea. Ce fut le lendemain matin, au réveil que ce disciplese présenta auprès de lui pour regretter son acte, exprimer son repentir et lui présenter ses excuses[19].

Lorsque quelqu’un voulait lui cacher un objet dont il interdisait la détention, il récupérait cet objet de l’endroit caché et le faisait découvrir à son propriétaire qui se retrouvait stupéfait. C’est le cas lorsqu’un homme du nom de DembaYeumbeDiop venait lui rendre visite et avait caché en cours de route sa pipe, étant avisé que son hôte, SeydinaLimamou Laye (psl), interdisait de fumer. 

Avant qu’il ne soit arrivé à Yoff, SeydinaLimamou Laye (psl) avait envoyé un de ses disciples lui ramener la pipe en lui décrivant l’endroit exact où il était caché ainsi que le repère qui lui permettrait de repérer la cachette. Une fois arrivé, après les salutations, SeydinaLimamou (psl) présenta l’objet à DembaYeumbaDiop avant de le sermonner.

SeydinaLimamou Laye (psl) donnait parfois la mort aux érudits qui venaient le défier sur le terrain de la science par un simple souffle. Ces derniers restaient inanimés tant qu’il ne les ramenait pas à la vie. À d’autres il faisait perdre toutes leurs connaissances religieuses, une fois qu’ils se présentaient avec l’intention de prouver à ses disciples qu’ils se faisaient égarer par celui qu’ils considéraient comme un « ignorant inculte. » Très souvent, ces érudits lui prêtaient allégeance devant une assemblée émue, comme ce fut le cas du dénommé « BoromGandiole[20] », l’érudit TafsirNdické Wade[21] dont la science et la spiritualité étaient reconnues notamment dans les grandes familles religieuses du Sénégal.

En posant la main droite sur la tête de son fils SeydinaAbabacar Laye, alors très jeune, SeydinaLimamou Laye (psl) lui fit lire une lettre rédigée en Arabe, qui lui a été présentée afin de prouver aux yeux de tout le monde qu’il ne savait ni lire ni écrire et qu’il n’était pas instruit. Son fils lut la lettre et la traduisit devant une assemblée stupéfaite du fait que ce dernier n’avait encore jamais fréquenté une école[22].  

SeydinaLimamou Laye (psl) ramenait à la vie des personnes décédées, sur le point d’être enterrées par leurs proches. Ce fut le cas lorsqu’on lui annonça le décès de son illustre disciple ThiernoMbaye Sylla, habitant de Dakar qui fut parmi les premiers à croire en lui au début de sa mission. Cela lui avait coûté d’être destitué de ses fonctions d’imam et de juge en tant que cadi, fonction qu’il occupait déjà  pendant plus de 22 ans à Dakar.

Avant de l’inhumer, ses proches qui ne croyaient pas à la mission prophétique de SeydinaLimamou (psl), avaient malgré tout jugé plus convenable d’informer son guide de son décès. Le saint maître fut le déplacement de Yoff à Dakar. Une fois sur place, il ramena à la vie ThiernoMbaye Sylla alors que son corps avait déjà été préparé pour être enterré. Devant l’assemblée dont une partie était dépitée de l’attente qui lui a été réservée, il sortit de la chambre mortuaire avec son compagnon vivant, debout à ses côtés, attestant de la véracité de sa mission[23]

SeydinaLimamou Laye (psl) avait la possibilité de se retrouver à différents endroits dans un même temps. Une fois, après avoir dirigé une prière, il avait demandé à un de ses compagnons d’aller lui rapporter son chapelet qui se trouvait dans sa chambre. Arrivé dans la chambre, ce dernier constata que SeydinaLimamaou était dans la chambre tenant dans sa main le chapelet. Surpris, il retourna à l’endroit où se déroulait la prière, il trouva de nouveau SeydinaLimamaou assis entouré des fidèles. Après des allers retours entre la chambre et le lieu de la prière, pris de panique, il tenta de s’enfuir. Le Mahdi (psl) souffla en sa direction et il s’écroula évanoui[24].    

Lorsque SeydinaLimamou (psl) a été déporté et emprisonné à l’île de Gorée dans un endroit abject, un éléphant blanc est apparu, parcourant l’île d’un bout à l’autre avec des hurlements avant de disparaître dans l’océan. Cet événement était accompagné d’une forte tempête et les populations de Gorée étaient prises de peur, redoutant de voir l’île sombrer. Un dignitaire de l’église interpréta cette série d’événements comme un signe de la colère de Dieu et réclama la libération immédiate de seydinaLimamou Laye (psl). Il parcourait l’île en entonnant : «Libérez ce prisonnier, il est fils de Dieu, si vous continuez de le retenir comme prisonnier la colère du Tout-Puissant va s’abattre sur vous[25]. »

Les colons entendirent son appel et libérèrent le Mahdi (psl) le jour même de son détention. Ils lui proposèrent de retourner chez lui pur attendre sa convocation pour son jugement, mais il refusa de quitter l’île sans son compagnon Abdoulaye Diallo qui a été arrêté en même temps que lui et qui n’avait pas pu bénéficier d’une libération. Les colons lui trouvèrent une résidence qu’ils placèrent sous surveillance. Celle-ci porte au jour d’aujourd’hui le nom de SeydinaLimamou  Laye (psl) et les layènes se rendent régulièrement sur place pour marcher sur les traces de leur vénéré guide. La surveillance ordonnée à son encontre n’avait rien de contraignant pour lui, car il lui arrivait de disparaître de leurs regards, les obligeant à parcourir régulièrement l’île pour retrouver ses traces, alors qu’il n’avait pas quitté l’endroit où il se trouvait. C’est ainsi qu’il vécut à Gorée pendant trois mois, après la libération de Tafsir Abdoulaye Diallo, y recevant ces disciples ainsi que les populations de Gorée qui s’étaient attachées à lui[26].

Les miracles de SeydinaLimamou (psl) sont d’un nombre incalculable, comme disait le moukhaddam Imam Sakhir Gaye : « Vouloir compter les miracles de Ndjine[27] (psl) ressemble au fait de vouloir compter le nombre des vagues del’océan. »

 À de multiples reprises, Dieu met en garde contre le fait de rejeter les miracles apportés par Ses Envoyés, car ces ceux-ci constituent les preuves évidentes qu’Il fournit pour guider tous ceux qui sont dotés de raisons et acceptent de reconnaître Sa puissance à travers ces faits que nul ne peut réaliser hormis Lui. Ceux-là sont ceux qui seront guidés.

Dieu est le Seul Maître de l’Univers, Il est Celui qui a établi les lois immuables de  celui-ci. Il est par conséquent l’Unique qui peut modifier ces lois et ainsi provoquer un fait qui sort de l’ordinaire. Il dit à l’égard de ceux qui rejettent les signes apportés par Ses envoyés : « Ceux qui rejettent Nos signes et qui s'en détournent par orgueil, les portes du ciel ne leur seront pas ouvertes, et ils n’entrerontau Paradis que  si un chameau parvient à pénétrer dans le chas d’une aiguille. Ainsi rétribuons-Nous les criminels[28]. »

Louange à Allah qui nous a guidés en nous accordant la faveur de surmonter notre orgueil pour accepter avec humilité et soumission les Signes qu’Il a donnés à Ses prophètes comme confirmation de la véracité de leurs missions. Chaque envoyé de Dieu n’a eu à déclarer que ce que ses prédécesseurs ont eu à déclarer en leur temps, à savoir « je suis un envoyé de Dieu ». Chaque envoyé n’a eu à apporter comme preuves de sa déclaration que ce que ses prédécesseurs ont eu à apporter comme preuves en leur époque, à savoir un fait extraordinaire que nul ne peut accomplir excepté le Maître de l’Univers. Rejeter un parmi ces envoyés de Dieu revient à rejeter tous les autres[29]. Que Dieu nous en préserve.

Qu’Il accorde la paix et le salut à tous ses prophètes. 

 

[1]Nous l’avons traduit par « Je suis celui d’hier etd’aujourd’hui. »

[2]SeydinaLimamou (psl) était un illettré.

[3] C’est un argument brandi jusqu’à nos jours par tous ceux qui s’attaquent à lui, sa mission ainsi qu’à sa communauté.

[4]Lô Cheikh Mukhtâr, Bushrâ al-muhibbînwatayqîz al-jâhilîn, p. 4. MboupMuhammadou, Thamaratfuâd al-tâbi’înwaiyqâz al-jâhilînwatabayyan al-âlamîn ‘alâmillatihîwasîratihîwahuwaSayyidunâ imâm al-Mahdiy al- Muntadharp ‘alayh al-salât wa al-salâmâmîn, p. 67-68.

[5] Cheikh MukhtârLô p. 4. MuhammadouMboup, p. 69.

[6] Idem.

[7] Muhammad Mboup, p. 28-33.

[8]Ndoye Dun Pâthé, jawâb al-sâil, p. 3.

[9]Ce sont des propos qu’il avait tenu au début de son Appel et qui sont rapportés par ses compagnons dans leurs ouvrages, à travers dess témoignages, ainsi que par ses descendants.La non publication de ces livres rend difficile leur accessibilité notamment pour les chercheurs qui ne sont pas des adeptes de la communauté layène et qui cherchent à mieux la connaître. En milieu layène, les copies et reproductions de ces livres se comptent par centaines.

[10]Groupes d’entrevernes, Analyses sémiotique des textes, Presses universitaires de Lyon, 1979, p. 129.

[11] Idem.

[12]Le carré sémiotique ou des oppositions est un diagramme qui se présente, selon Jacques dans Sémiotique du discours, « comme la réunion des deux types d’oppositions binaires en un seul système, qui gère à la fois la présence simultanée de traits contraires, et la présence et l’absence de chacun de ces deux traits. »

[13] Coran, sourate 43, verset 61.

[14] Al-Tabarî, jâmi’ulbayân, 1ère édition, tome 6, page p. 531.

[15]al-Qanûjî al-Bukhârî Muhammad Sadîqbun al-Hasan, al-idhâ’alimâkânawamâyakûnbaynyaday al-sâ’a, Bayrût, Dâr al-Kutub al-‘ilmiyya, p. 69.

[16]Sahîh al-Bukhârî, hadîth numéro 2296.

[17]Sahîh al-Bukhârî, hadith numéro 3193.SahîhMuslim, hadith numéro 222.

[18]Ameca gnu gantujomlunguirkignân, kuandakgnôgnudeegba do canân, dans, Poésiewolof de LibasseNiang, p. 23.

[19]Sahîh al-Bukhârî, hadith numéro 3455.Sahîh Muslim, hadith numéro 1842.

[20]Groupes d’entrevernes, op. cit, p. 129.

[21]Al-Suyûtî, al-Durr al-Manthur, Tome 12, p.64.

 

[22]https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/illustration/41579 07/09/2019.

[23]Il faut retenir cette exception sinon il sera impossible de comprendre l’illustration de ce hadith.

[24]al-Bukhârî, hadith numéro 3455. Muslim, hadith numéro 1842.Il existe une autre version de ce hadith dans lequel Abû S’aîd al-khudrîrapporte que le prophète (psl) a dit :

" مثلي ومثل النبيين من قبلي كمثل رجل بنى دارا فأتمها إلا لبنة واحدة، فجئت أنا فأتممت تلك اللبنة". 

« Mon image comparée à celle des prophètes qui m’ont précédé est semblable à l’image d’un homme qui a construit une maison et l’a achevée excepté l’emplacement d’une seule brique et je suis venu compléter cette brique manquante. »

Une autre version est rapportée d’après Ubay Bun Ka’b qui stipule que le prophète (psl) a dit :

 

"مثلي في النبيين كمثل رجل بنى داراً، فأحسنها وأكملها وأجملها وترك فيها موضع لبنة لم يضعها، فجعل الناس يطوفون بالبنيان، ويعجبون منه ويقولون: لو تم موضع هذه اللبنة، فأنا في النبيين موضع تلك اللبنة"

« Mon imagepar rapport aux prophètes est semblable à l’image d’un homme qui a construit une maison, l’a embellie et l’a achevée en y laissant l’emplacement d’une brique qui n’a pas été posée, et que les gens sont venus contempler et admirer avant de dire : Pourvu que l’espace laissé par cette brique soit comblé. Je représente parmi les prophètes l’emplacement de cette brique. »

[25] Coran, sourate 57, verset 25.

[26]Al-Bukhârî, hadith 4696.

[27 Coran, Sourate 7, verset 116-117.

[28]Al-Suyûtî, Al-itqânfîulûm al-qurân, taba’ajadîdamuhaqqaqamukhrijat al-ahâdîthma’a al-hikam li-l-‘allâmaVhu’ayb al-arnût, Bayrût, 2008, p. 645.Khalîl al-Qatân, mabâhithfî ‘ulûm al-qurân, Caire, 7e edition, 1990, p. 250.Nous retrouvons des définitions similaires sous d’autres reformulations à la page 63 du tome 1 de Manâhil al-‘irfân de Muhammad ‘Abd al-‘Adhîmal-Zarqânî, de même qu’aux pages 14 et 15 de Munawwi’ât al-nubuwwa al-mu’jizât d’al-Husaynî Abû farha.

[29]Cet objectifdes miracles qui viennent en confirmation de la véracité de la mission des prophètes est rapporté à traversles livres que nous venons de citer d même que tous les livres qui traitent des miracles des prophètes. Cheikh Ahmad Bamba l’a cité notamment dans tazawwud al-sigâr lorsqu’i dit : « Quand à ce qui prouve qu’ils véridiques, ce sont les miracles que Dieu fait apparaître sur eux. »  

[30]Ibn Kathir, al-bidâyawa al-nihâya, inmaqtalMusaylimat al-kadhâb, Bayt al-afkâr al-duwaliyya,p. 1017.

[31]Majmû’ fatâwawarasâ’il Muhammad bun Sâlih al-‘Uthaymin, jam’ watartîb Fahd bun NâsirbunIbrâhim al-Sulaymân, al-taba’a al-akhîra, Riyâd, Dâr al-watan li-l-nashr, 1413 H, Tome 4, p. 311.

Al-Karâma, Mawsû’at al-nâbulsî, https://www.nabulsi.com/web/article/620107/09/19.

[32] Baye Abdoulaye Sylla, husn al-jawâb, p. 6 vers 36-37.

[33] Coran, sourate 33, verset 40.

[34] Coran, sourate 2, verset, 259.

[35]Tafsîr al-Tabarî, http://quran.ksu.edu.sa/tafseer/tabary/sura2-aya243.html (23/11/2019.

[36] Coran, sourtae 2, verset 243.

[37]Tafsîr al-Tabarî, http://quran.ksu.edu.sa/tafseer/tabary/sura2-aya243.html

[38 MuhammadouMboup, p. 37.

[39] Idem. p. 43.

[40]MuhammadouMboup, p. 35-36.

[41]C’est une localité située dans la banlieue dakaroise. C’est là où se situait le village de Camberène avant d’être délocalisée par Seydina Issa (psl) à l’endroit où il se trouve actuellement.  L’on rapporte que SeydinaLimamou (psl) avait révélé que ce baobab faisait partie des créatures qui l’ont suivi lors de son exil de l’Est à l’Ouest.

[42 CheikhMoukhtarLô, p. 7.

[43  ]CheikhMoukhtarLô, p. 26.

[44 C’est une appellation qui signifie « Propriétaire de Gandiole ».Gandiol est un terroir situé au nord du Sénégal.

[45 ]Il s’est installé avec sa famille auprès de SeydinaLimamou (psl) et son mausolée se trouve à Yoff.

[46 ]MuhammadouMboup, p. 309-312.

[47MuhammadouMboup, p. 148.

[48° ]MuhammadouMboup, p. 137.

[49] Cheikh MoukhtarLô, p. 28.

[50]MuhammadouMboup, p. 97-108.

[51]Ndjine est un des surnoms de SeydinaLimamou Laye (psl).

[52] Coran, sourate 7, verset 40.

[53] Coran, Sourate 3, versets, 150-151.

Mame  Libasse Thiaw Laye

Cheikh Laye Mbengue

Contribution:

Seydina Limamou Lahi psl est le Prophète. Il a incarné le caractère du  prophète mouhamad psl à qui l’on se réfère à ses dires : « Le mahdi suivra mes traces et n’en déviera pas. » 

Seydina Limamou Lahi psl disait « si vous voyez dans mes actes et mes paroles une seule différence entre avec ceux de Mouhamad, sachez que je ne suis pas le Mahdi. »

Malgré tout, les adversaires n'ont pas manqué de s'armer de quelques divergences d'opinions sur certains points concernant le retour du Prophète psl. 

Au début de la révélation (Mana demb mana tay), alors que les observations sont encore incomplètes, il n'est pas étonnant que chacun l'envisage à son point de vue et que des systèmes contradictoires se produisent ; mais la plupart de ces systèmes sont, aujourd'hui, tombés devant une étude plus approfondie du retour du prophète Mouhamad, revenu en tant Mahdi du nom de Seydina Limamou lahi psl.

 Il n’est pas nécessaire de nous inquiéter de ces divergences dérivées de ces systèmes contradictoires car l'unité s'est déjà faite sur la plupart des points, et les divergences tendent chaque jour à s'effacer.

On peut classer les adversaires en deux catégories :

1. Ceux qui nient tout ce qui leur semble être nouveau ou ne vient pas d’eux, et qui en parlent sans connaissance de cause. 

2. Ceux qui, sachant très bien à quoi s'en tenir sur la réalité des faits (miracles), les combattent néanmoins par des motifs d'intérêt personnel.

Mouhamad psl est venu montrer aux hommes la route du vrai bien ; qu'est ce qui empêcherait que Dieu, qui l'avait déjà envoyé une première fois ne puisse l'envoyer à nouveau?

Personne ne peut poser des bornes à la Puissance et à la Volonté de Dieu.

Seydina Limamou Lahi psl a lancé son Appel depuis 1883, depuis lors le message de sa mission prophétique et ses enseignements en tant que Mahdi s'implantent partout dans le monde. Si son Appel s’est surtout recruté dans les classes érudites de son temps, ainsi que chacun le reconnaît, c'est parce qu'elles en ont perçu un fond de vérité qui a fini par les attirer.

Contre cette tendance, tous les efforts de ses détracteurs seront vains, et ce qui le prouve, c'est que tout ce qu’ils ont fait pour noyer son message (Adjibo dahanya Lahi…), loin d'en arrêter l'essor, semble toujours lui donner plus d’élan.

Ce résultat justifie pleinement le fait de ne pas s’inquiéter de ses détracteurs  car tout ce qu’ils feront contre Seydina Limamou Lahi psl et sa mission se retournera en sa faveur et en celle de ses disciples que nous sommes. 

Ainsi, nos plus grands adversaires serviront toujours notre cause sans le vouloir car contre la Volonté de Dieu, la mauvaise volonté des hommes ne saurait prévaloir.

 

Allahouma Salli Anhla Seydina Mouhamadine wa Salim.

Contribution d'un disciple de Seydina Limamou Lahi psl au travail du groupe almahdiyou.org